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ENA : le pari stratégique du capital humain pour refonder l’État congolais

Former les meilleurs, c’est préparer les meilleures décisions.Élever l’exigence, c’est sécuriser l’avenir.Quand une nation investit dans son élite administrative,Elle investit dans la qualité de ses institutions.Car un État compétent ne se proclame pas,Il se construit, génération après génération. Le 10 février 2026, au Centre culturel de Kinshasa, l’École nationale d’administration (ENA) a organisé la sortie […]

Former les meilleurs, c’est préparer les meilleures décisions.
Élever l’exigence, c’est sécuriser l’avenir.
Quand une nation investit dans son élite administrative,
Elle investit dans la qualité de ses institutions.
Car un État compétent ne se proclame pas,
Il se construit, génération après génération.

Le 10 février 2026, au Centre culturel de Kinshasa, l’École nationale d’administration (ENA) a organisé la sortie de la 9ᵉ promotion « Mamadou Ndala » et l’entrée de la 10ᵉ promotion. La cérémonie, présidée par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, en présence de la Première ministre et de plusieurs membres du gouvernement, a confirmé une orientation stratégique claire : la refondation de l’État congolais passe par la montée en compétence de son capital humain.

Le mérite au cœur de la refondation administrative

Dans son intervention, le Président de la République a rappelé que la principale richesse du pays réside dans son génie humain. L’ENA est appelée à devenir un levier structurant de cette vision. La réforme administrative ne peut produire d’effets durables sans un socle solide de compétences, d’intégrité et de discipline professionnelle.

Le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a insisté sur l’ancrage irréversible de la méritocratie dans la gestion des carrières publiques. Recrutement par concours, promotion fondée sur la performance, égalité des chances pour tous les jeunes ayant mérité leur place : ces principes doivent désormais structurer l’appareil d’État. Il s’est réjoui de voir l’ENA placée au cœur de la refondation administrative, en soulignant qu’elle offre une opportunité équitable aux talents issus de toutes catégories sociales. Le ministre a par ailleurs annoncé que plus de 900 postes sont déjà réservés aux lauréats de la IXᵉ promotion, traduisant la volonté d’assurer une insertion effective des diplômés dans les structures publiques.

Cette orientation vise à rompre avec les pratiques de favoritisme et à repositionner le service public comme un espace d’exigence professionnelle. La crédibilité de l’État dépend désormais de sa capacité à garantir transparence, équité et performance.

Consolidation institutionnelle et montée en standards

Dix ans après sa relance, l’ENA présente un bilan structuré. Son Directeur général, Tombola Muke, a indiqué que 842 administrateurs civils ont été formés en une décennie. Tous ont été recrutés sur concours et soumis à un programme académique rigoureux. Le dispositif initial de 38 cours totalisant 825 heures évolue vers 49 cours et 1 373 heures, avec un renforcement de l’anglais, de l’analyse stratégique et des compétences en gestion publique.

La vision portée par l’institution est pragmatique : renforcer durablement les compétences en gestion des projets publics et améliorer les standards de gouvernance en République démocratique du Congo. Dans cette dynamique, l’ENA a intégré le réseau du Project Management Institute et obtenu l’accréditation du PECB pour les certifications ISO. Ces reconnaissances permettent d’aligner les programmes sur des référentiels internationaux et d’installer une culture de gestion fondée sur la méthode, la performance et l’évaluation des résultats.

Tombola Muke a également annoncé le lancement, dès le mois de mai prochain, d’un programme spécial destiné aux dirigeants du secteur public. L’objectif est de co-construire une approche congolaise du leadership adaptée aux réalités institutionnelles nationales, tout en intégrant les meilleures pratiques internationales. Dans cette logique d’ouverture, un Global CEO Leadership Program sera développé en partenariat avec la Yale School of Management et la Strathmore Business School.

Modernisation, exécution et responsabilité générationnelle

La transformation de l’ENA dépasse désormais le cadre académique. Avec des initiatives comme l’application MyENA, qui digitalise la gestion des parcours et le traitement des recours, l’institution s’inscrit dans une logique d’exécution. L’orientation est assumée : démontrer que la modernisation de l’État passe d’abord par l’optimisation de ses propres processus internes. Dans un contexte où la digitalisation administrative demeure un défi structurel, l’ENA se positionne comme un espace d’expérimentation et de déploiement de solutions concrètes au service du secteur public.

Dix ans après sa relance, l’école voit ses anciens intégrer les centres de décision, à l’image de Bienvenu Ilambo Bwaka, aujourd’hui conseiller spécial du Président en communication. Ces trajectoires confirment sa montée en crédibilité et son influence progressive au sein de l’appareil d’État.

L’enjeu est aujourd’hui sur la performance. La 10ᵉ promotion évoluera dans un cadre plus exigeant, avec des standards renforcés et des attentes plus élevées. À ce stade, l’ENA s’affirme comme un actif stratégique pour la République démocratique du Congo, au service d’un État plus structuré, plus discipliné et orienté vers les résultats.

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