Regarder la RDC autrement : le pari de James Mwangi, directeur général d’Equity Bank Group

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique et The Africa Report en amont de l’Africa Financial Summit (AFIS 2025) à Casablanca, le directeur général d’Equity Bank Limited, James Mwangi, a déclaré que « beaucoup continuent de regarder la RDC à travers le prisme du conflit. Mais c’est, de loin, le marché le plus prometteur que nous ayons connu en quarante ans ». Pour le patron du groupe kényan, la République démocratique du Congo incarne aujourd’hui le visage d’une Afrique qui change, une Afrique qui attire, qui produit et qui s’intègre.

Présente dans sept pays, Equity Bank a vu son bilan en RDC passer de 150 millions de dollars en 2015 à 5,2 milliards aujourd’hui, soit près d’un tiers du total du groupe. Une progression spectaculaire qui illustre à la fois l’appétit des Congolais pour les services financiers modernes et la capacité d’Equity à comprendre la dynamique locale. « Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Bukavu : ce sont des métropoles de plusieurs millions d’habitants, au cœur d’un pays riche en énergie, en eau et en terres arables », a rappelé Mwangi.

Pour le dirigeant, la transformation économique de l’Afrique passera par la valorisation de ses ressources et de sa jeunesse, et la RDC en offre le terrain idéal. Le pays concentre, selon lui, 38 % des minerais verts stratégiques du globe et participe à un continent dont 62 % du potentiel mondial d’énergies renouvelables reste inexploité. « C’est la base de notre industrialisation future », affirme-t-il avec conviction.

L’ambition de Mwangi dépasse la seule logique bancaire. Elle s’inscrit dans une vision continentale, celle d’une Afrique moteur de la transition énergétique mondiale plutôt que simple fournisseur de matières premières. « L’Afrique détient les clés de sa propre renaissance : une population jeune, des terres fertiles, des ressources vertes et une énergie propre. Ce qu’il lui manque, c’est l’audace d’investir en elle-même », insiste-t-il.

C’est cette audace qu’Equity Bank met en pratique sur le terrain congolais, en soutenant les PME, l’agriculture, la bancarisation et l’entrepreneuriat. En s’implantant dans des zones parfois instables, la banque a choisi la voie de la confiance à long terme plutôt que celle de la prudence à court terme. Mwangi se dit d’ailleurs optimiste quant aux processus de paix en cours dans l’est du pays, convaincu que la stabilité suivra la croissance et non l’inverse.

La République démocratique du Congo constitue aujourd’hui l’un des laboratoires les plus dynamiques de l’inclusion financière en Afrique. En dix ans, le nombre de comptes bancaires a plus que doublé, porté par la digitalisation des services et l’essor du mobile money. Les initiatives publiques, comme la stratégie nationale d’inclusion financière, et privées, telles que les partenariats entre banques et opérateurs télécoms, ont permis d’élargir l’accès au crédit et aux paiements numériques. Equity Bank, forte de sa plateforme Equity Mobile, de ses agences numériques et de ses programmes de formation financière, s’est positionnée comme un acteur central de cette révolution silencieuse.

Le pays offre également un potentiel immense pour les fintechs, qui y voient un terrain vierge pour l’innovation. De la digitalisation des paiements publics à la micro-assurance agricole, les opportunités ne manquent pas. Avec une population jeune, connectée et en quête de solutions simples, la RDC pourrait devenir, dans les prochaines années, l’un des épicentres de la finance numérique africaine.


Au-delà de la vision de James Mwangi, le constat s’impose : la RDC ne pourra réaliser son plein potentiel que si les dirigeants africains assument pleinement leur responsabilité. Management Time RDC appelle ainsi à la création d’environnements économiques prévisibles, favorables à l’investissement et à la prospérité partagée. La stabilité monétaire, la discipline budgétaire et la transparence de la gouvernance sont des conditions essentielles pour que la croissance profite réellement à l’amélioration du bien-être des populations.

Pour Management Time RDC, la croissance ne vaut que si elle se traduit par une amélioration tangible du bien-être collectif. Les banques, les entreprises et les investisseurs peuvent stimuler la production, mais seule une gestion macroéconomique rigoureuse permet d’assurer la pérennité de cette dynamique. La RDC, riche en ressources et en potentiel humain, ne manque pas d’atouts ; elle a désormais besoin d’un cadre politique et économique cohérent pour transformer cette promesse en progrès concret.

« Seth Kambale et CRDB Bank, deux forces motrices de la nouvelle dynamique entrepreneuriale en RDC »

On ne peut pas parler du monde de l’imprimerie en République démocratique du Congo sans évoquer Magic Touch, une véritable référence du secteur. Née d’une vision audacieuse et d’une passion pour la qualité, cette entreprise s’est imposée comme un acteur majeur dans la production graphique et la communication visuelle à Kinshasa. Derrière cette réussite se trouve Seth Kambale, un entrepreneur à la fois discret et déterminé, dont la trajectoire incarne l’excellence, la rigueur et la créativité congolaises.

L’histoire de Seth Kambale est celle d’un homme parti de presque rien, animé par une seule conviction : celle de prouver que le talent et la discipline peuvent transformer les rêves en réalité. Avant de fonder Magic Touch, il a multiplié les expériences dans la communication et la conception graphique, apprenant sur le terrain les exigences du métier. Ce parcours d’autodidacte, jalonné de défis et de remises en question, lui a permis de comprendre les rouages de l’industrie et les attentes des clients. Avec un petit groupe de passionnés et un matériel limité, il démarre son atelier dans des conditions modestes. Mais la qualité de son travail, sa persévérance et sa capacité à innover le propulsent rapidement parmi les références du secteur. Chaque contrat devient une opportunité de prouver qu’au Congo aussi, l’excellence est possible.

L’histoire de Magic Touch n’est pas celle d’une simple imprimerie. C’est avant tout celle d’un rêve devenu institution. En quelques années, Seth Kambale a su transformer un atelier modeste en une véritable maison de référence où technologie, design et savoir-faire se conjuguent pour donner vie à des projets d’envergure. De grandes marques, des institutions publiques et des organisations internationales font aujourd’hui confiance à Magic Touch pour la qualité irréprochable de ses impressions et son sens du détail.

Ce qui distingue Magic Touch, c’est son engagement constant envers l’innovation. Dans un marché souvent perçu comme artisanal, Seth Kambale a fait le choix d’investir dans des équipements modernes et des procédés d’impression à la pointe. Il a compris très tôt que l’avenir de l’imprimerie reposait sur la combinaison entre technologie et créativité. Résultat : Magic Touch produit aujourd’hui des supports visuels qui rivalisent avec les standards internationaux.

Mais au-delà des machines et des couleurs, c’est la vision de son fondateur qui inspire. Seth Kambale voit dans l’imprimerie non pas un simple métier, mais un outil de transformation et d’identité. Pour lui, chaque affiche, chaque brochure, chaque catalogue raconte une histoire, véhicule une émotion et contribue à construire l’image d’une marque ou d’une nation. Cette approche, à la fois artistique et entrepreneuriale, a permis à Magic Touch de bâtir une réputation solide, fondée sur la confiance et la satisfaction du client.

Récemment, Magic Touch a d’ailleurs reçu la visite d’une délégation de CRDB Bank DR Congo S.A., conduite par les administrateurs de la banque, en marge des réunions du Conseil d’Administration pour le troisième trimestre 2025. Cette visite de courtoisie et d’échanges, organisée le jeudi 23 octobre 2025, a permis de renforcer le dialogue institutionnel avec ce client et partenaire stratégique, d’apprécier le dynamisme de ses activités et d’explorer de nouvelles opportunités de collaboration en faveur d’une croissance durable et partagée. CRDB Bank a salué l’exemplarité de Magic Touch, une entreprise 100 % congolaise, présente depuis plus de dix ans en RDC et spécialisée dans l’impression sur tous types de supports.

Par ailleurs, CRDB Bank intensifie son implantation en RDC sous la direction de Jessica Nyachiro, sa Directrice Générale pour la filiale congolaise. Cette stratégie d’extension de la banque confirmerait sa volonté de s’ancrer profondément sur le marché congolais et de devenir un partenaire financier de choix pour les entreprises locales à fort potentiel.

L’entrepreneur incarne une génération nouvelle, celle des bâtisseurs qui croient en la RDC et investissent localement pour produire de la qualité mondiale. À travers Magic Touch, Seth Kambale prouve qu’il est possible d’entreprendre au Congo sans compromis sur la rigueur ni sur l’excellence. Son parcours inspire de nombreux jeunes qui rêvent de créer, d’innover et de laisser leur empreinte dans des secteurs souvent négligés.

Aujourd’hui, Magic Touch continue de grandir, portée par une équipe passionnée et des ambitions toujours plus grandes. L’entreprise ne se contente pas d’imprimer : elle accompagne ses clients dans la conception, le design et la mise en valeur de leurs projets. Ce souci d’accompagnement, allié à une exigence constante de perfection, fait de Magic Touch bien plus qu’un prestataire — un véritable partenaire de réussite.

Au fond, l’histoire de Seth Kambale et de Magic Touch illustre ce que la RDC a de meilleur à offrir : une créativité débordante, un sens du travail bien fait et une foi inébranlable dans le potentiel local. Par son parcours et son œuvre, Seth Kambale s’impose comme le visionnaire derrière la grande imprimerie Magic Touch, symbole d’un Congo qui imprime désormais son avenir à l’encre de la fierté et de la modernité.

5 bonnes raisons de visiter le Novotel Kinshasa La Gombe

Depuis deux ans, le Novotel Kinshasa La Gombe impose son style au cœur de la capitale congolaise. Moderne, élégant et vivant, il n’est pas seulement un hôtel : c’est une expérience où chaque instant compte.

Situé dans le quartier économique de La Gombe, l’hôtel est à quelques pas des entreprises, ambassades et institutions clés. Pour les professionnels, c’est la commodité ultime. Pour les visiteurs, un accès direct à la ville, à son énergie et à ses panoramas spectaculaires.

Les 115 chambres combinent espace, lumière et confort haut de gamme. Vue sur le fleuve Congo ou sur la ville, design contemporain, literie premium et équipements modernes : tout est pensé pour transformer le séjour en un moment de sérénité et d’efficacité.

La gastronomie y est également un point fort. Nomads, le restaurant de l’hôtel, propose une cuisine ouverte qui invite au partage. Le Business Lunch “Entre Deux” en semaine et le Novolunch familial le dimanche séduisent tous les profils. Chaque plat devient une expérience, où saveurs locales et inspirations internationales se rencontrent.

Impossible de passer à côté du Kaukau Rooftop. Vue panoramique sur le fleuve, soirées jazz, rumba ou DJ sets, cocktails signature et ambiance raffinée : le rooftop est devenu le rendez-vous incontournable pour les afterworks et les moments de détente à Kinshasa. Piscine, bar et terrasse complètent l’expérience.

Ce qui distingue définitivement l’hôtel, c’est son service d’excellence portant la signature Accor. L’équipe, imprégnée de la philosophie Heartist®, élève chaque interaction au rang d’attention personnalisée. Deux ans après son ouverture, le Novotel Kinshasa La Gombe maintient sa position de référence incontestée pour l’hospitalité de haute performance à Kinshasa.

Le Novotel Kinshasa La Gombe se distingue comme bien plus qu’une simple adresse : il transforme chaque séjour en souvenir mémorable. L’établissement allie confort absolu et inspiration, offrant un cadre idéal pour se ressourcer ou explorer la ville. Que ce soit pour des rencontres professionnelles, un dîner raffiné entre amis ou pour contempler le coucher de soleil sur le fleuve Congo depuis le Kaukau Rooftop, chaque moment y est pensé avec soin. L’excellence de l’accueil et l’attention portée aux détails reflètent le savoir-faire du groupe Accor, faisant de cet hôtel une référence en matière d’hospitalité. À Kinshasa, le Novotel La Gombe s’impose ainsi comme le lieu où confort, design et expériences uniques se conjuguent pour créer des souvenirs inoubliables

PAUL poursuit son expansion avec une nouvelle adresse à Kinshasa

La famille des grandes enseignes internationales présentes à Kinshasa s’agrandit. La célèbre maison PAUL, symbole du savoir-faire boulanger français depuis plus d’un siècle, vient d’ouvrir un nouveau point de vente sur le boulevard du 30 Juin, à l’arrêt Express, en face d’EquityBCDC. Une implantation stratégique au cœur du centre ville de Kinshasa.

Cette ouverture illustre la volonté de PAUL de se rapprocher davantage de sa clientèle kinoise, en offrant un espace où se mêlent authenticité, élégance et convivialité. Que l’on vienne pour un café matinal, un croissant croustillant, un déjeuner sur le pouce ou une pause sucrée dans l’après-midi, le nouveau point PAUL promet une expérience fidèle à la tradition française : celle du goût, du temps et du plaisir.

Mais cette ouverture ne se résume pas à une simple expansion commerciale. Elle s’inscrit dans une histoire de marque qui traverse les époques. Fondée en 1889 à Lille, la maison PAUL est née d’une petite boulangerie familiale tenue par la famille Holder. En plus d’un siècle, elle a su préserver son âme artisanale tout en devenant un ambassadeur mondial de la culture gastronomique française, aujourd’hui présente dans plus de 50 pays.

De Casablanca à Abidjan, de Douala à Dakar, PAUL a su s’imposer comme un repère de qualité et de raffinement, en adaptant subtilement son offre à chaque marché local. L’ouverture de ce nouveau point à Kinshasa vient ainsi confirmer l’importance stratégique que représente l’Afrique dans la croissance du groupe.

Au-delà du pain et des pâtisseries, PAUL incarne une philosophie de vie : celle de l’excellence dans la simplicité, du plaisir du quotidien, du respect du temps et des gestes du métier. C’est cette philosophie qui séduit aujourd’hui une clientèle urbaine, exigeante et connectée, en quête d’expériences culinaires de qualité.

En s’installant sur le boulevard du 30 Juin, PAUL fait bien plus qu’ouvrir une boulangerie. Il introduit un art de vivre au cœur d’une ville en pleine effervescence, où se côtoient banquiers, entrepreneurs, étudiants et voyageurs.

Management Times RDC – Spéciale 16 pages | Novembre

Un numéro exceptionnel, riche en enquêtes et en analyses exclusives sur les grands défis économiques et managériaux du moment en RDC 🇨🇩.

À découvrir :

🔴 Les 100 premiers jours d’André Wameso à la tête de la Banque Centrale du Congo
🔴 Croissance économique vs Bien-être : Les indicateurs à analyser
🔴 Ce que les Kinois pensent de l’appréciation du franc congolais
🔴 Pourquoi certains pays africains émergent mais d’autres stagnent encore ?
🔴 38 % de jeunes étudiants kinois rêvent de travailler à la Rawbank
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📅 Rendez-vous en novembre pour ce numéro spécial à ne pas manquer.

Le dilemme du lapin négociateur : Quand le client négocie trop

Imaginez deux lapins face à face, chacun évaluant l’autre, prêt à défendre sa part de carotte. Cette image, bien que légère, capture l’essence de nombreuses négociations commerciales. Dans les salles de réunion, sur WhatsApp ou par visioconférence, les échanges entre vendeur et client ressemblent souvent à une partie d’échecs silencieuse.

La tentation de céder pour conclure est grande. Pourtant, chaque concession excessive fragilise la perception de votre valeur, affaiblit votre positionnement et compromet la rentabilité à long terme de votre entreprise. Comme le rappelle Chris Voss, ancien négociateur du FBI et auteur de Never Split the Difference, « céder trop vite, c’est perdre le contrôle du cadre de la négociation ».

Alors, comment maintenir un équilibre entre satisfaction client et préservation des marges ? Comment s’assurer que, quand le client négocie trop, vous ne perdez ni la vente, ni la valeur de votre offre ? Les approches inspirées de Forbes et du Harvard Negotiation Project offrent des pistes concrètes pour y parvenir.

Comprendre les motifs profonds de la négociation client

La première étape d’une négociation efficace est la compréhension. Pourquoi le client négocie-t-il ? Derrière chaque demande de réduction se cache une logique spécifique.

Le client “Bargainer” Culturel : Dans certaines cultures d’affaires notamment africaines ou moyen-orientales  la négociation est un rituel social. Ne pas négocier peut être perçu comme un manque d’intérêt ou un signe d’arrogance.

La Pression sur les Coûts : Certains clients subissent des contraintes budgétaires internes. Ils sont évalués sur leur capacité à “faire mieux avec moins”. Dans ce cas, la discussion ne porte pas sur la valeur perçue, mais sur la capacité à rentrer dans un budget figé.

Le test de la Valeur : Le client veut simplement s’assurer que le prix est justifié. Il teste votre confiance en votre propre offre. Si vous baissez trop vite, vous lui confirmez que votre produit était surévalué.

L’effet d’Ancrage : En proposant un prix bas, le client tente d’imposer un point de départ psychologique autour duquel la négociation va graviter. C’est une tactique classique.

Action : pratiquer l’écoute active et le questionnement stratégique.


Au lieu de réagir immédiatement à une demande de réduction, posez des questions ouvertes :
– « Qu’est-ce qui vous semble trop élevé dans ce tarif ? »
– « Si nous trouvions un moyen d’optimiser la valeur, sans toucher au prix, cela vous conviendrait-il ? »

Comme le rappellent Fisher et Ury (Getting to Yes), comprendre les intérêts derrière les positions est la clé d’une négociation gagnant-gagnant.

2. Redéfinir la Valeur au-delà du Prix

L’erreur la plus fréquente est de réduire la négociation à une question de chiffres. Le prix n’est qu’une traduction chiffrée de la valeur perçue, pas son essence.

Différenciation et Bénéfices Uniques : Rappelez au client ce qui rend votre offre incomparable. Peut-être s’agit-il d’un service après-vente exceptionnel, d’une technologie exclusive ou d’un accompagnement personnalisé. Dans l’image des lapins, c’est comme si l’un offrait une carotte bio et l’autre une carotte standard.

Le Coût Total de Possession (TCO) : Montrez que votre solution, même plus chère à court terme, coûte moins cher sur la durée. Une maintenance plus simple, une durée de vie supérieure, une efficacité accrue peuvent justifier une différence de prix.

La Personnalisation : Mettez en avant la valeur de l’adaptation. Ce que vous offrez est unique, conçu pour répondre précisément à ses besoins. La personnalisation crée une barrière invisible mais puissante contre la comparaison purement tarifaire.

 Action : préparer des arguments de valeur tangibles.
Avant chaque négociation, listez trois à cinq points de différenciation majeurs, appuyés par des preuves : études de cas, témoignages clients, résultats mesurables. Dans les marchés africains, la preuve sociale et la confiance jouent souvent un rôle plus fort que la seule logique de prix.

3. Les Leviers de Négociation Sans Réduire le Prix

Quand le prix devient une ligne rouge, d’autres variables peuvent entrer dans le jeu. Les meilleurs négociateurs ne concèdent pas, ils échangent.

Conditions de Paiement : Offrir un échéancier ou un paiement fractionné peut soulager le client sans affecter votre prix facial.

Volume et Durée : Si le client s’engage sur une quantité plus importante ou un contrat à long terme, une concession marginale devient un levier de fidélisation.

Fonctionnalités et Services : Retirer certaines options “non essentielles” pour rester dans le budget permet de garder la maîtrise de la perception de la valeur.

Garanties et Support : Un service premium ou une extension de garantie peuvent renforcer la satisfaction du client sans toucher au prix.

Action : créer un menu de concessions ou “trade-offs stratégiques”.
Identifiez à l’avance les variables que vous pouvez ajuster. N’offrez rien sans contrepartie. Chaque “oui” doit être conditionné à un “si”.

Exemple :

«Nous pouvons envisager cette remise si le contrat est signé avant la fin du trimestre. »
« Je peux prolonger la garantie de six mois si vous augmentez légèrement le volume. »

Ces échanges équilibrés construisent la perception d’un partenariat mature et professionnel.

4. La psychologie de la concession

La manière dont vous concédez est souvent plus importante que la concession elle-même.

Ne jamais concéder en premier : Laissez le client poser sa demande. Cela révèle son seuil psychologique.

Faire des concessions progressives : Chaque pas doit être mesuré, réfléchi et conditionné. Une concession donnée sans explication perd toute valeur symbolique.

Conditionner les concessions : “Je peux envisager X si vous êtes prêt à Y.” Cette technique renforce le respect mutuel et installe une dynamique d’équilibre.

Savoir dire non, élégamment : Refuser n’est pas fermer la porte. C’est parfois affirmer la solidité de votre offre.

Exemple :


« Descendre à ce prix compromettrait la qualité du service que nous nous engageons à vous offrir. Mais je peux ajuster la configuration pour rester dans votre budget. »

Gérer les émotions : Comme le note Aurélien Colson (ESSEC IRENÉ), “la négociation est un espace de rationalité limitée, gouverné par les émotions.” Rester calme, empathique et confiant envoie un signal fort : vous maîtrisez votre offre et la situation.

 Action : pratiquer le “donner-gagner”.


Chaque concession doit renforcer la relation, pas la fragiliser. Vous ne cédez pas, vous co-construisez.

La négociation n’est pas une simple bataille de prix, c’est un exercice de création de valeur partagée. Les entreprises qui réussissent en RDC sont celles qui savent écouter attentivement, défendre fermement leur valeur et transformer chaque demande de concession en opportunité stratégique.

Comme les deux lapins qui trouvent un terrain d’entente pour partager la carotte, l’objectif n’est pas de “vaincre”, mais de construire un accord durable et équilibré, où chaque partie se sent gagnante et respectée.

Vodacom leader, Africell se démarque sur l’Internet mobile

Au premier trimestre de 2025, Vodacom a consolidé sa position de leader du marché congolais des télécommunications avec 23,5 millions d’abonnements, en hausse de 2,27 % par rapport à l’an dernier. Cette performance témoigne de sa capacité à fidéliser sa clientèle dans un marché concurrentiel et à maintenir des services attractifs.

Airtel reste solidement à la deuxième place avec près de 19 millions d’abonnés (+1,74 %), tandis qu’Orange subit un recul de -6,58 %, reflétant les choix des consommateurs vers des offres offrant un meilleur rapport qualité/prix et une connectivité plus fiable.

Africell, quatrième acteur du marché, progresse légèrement avec 3,86 millions d’abonnements (+1,93 %), mais marque surtout sa performance sur l’Internet mobile. Le trimestre a enregistré 706 000 nouveaux abonnés Internet (+2,14 %), principalement portés par Africell (+37,22 %), alors que Vodacom et Orange perdent plus de 101 000 abonnés Internet combinés. Ce mouvement souligne l’importance stratégique de la qualité du service data dans la fidélisation des clients.

Vodacom demeure le leader incontesté, mais Africell démontre qu’une stratégie axée sur l’Internet mobile peut lui permettre de gagner des parts de marché. Il reste cependant prématuré de tirer des conclusions définitives sur l’évolution du marché en 2025 : nous attendons la publication des rapports des trimestres suivants pour mieux comprendre les tendances et confirmer ces dynamiques.

🔴 Source : ARPTC / Observatoire du marché de la téléphonie mobile T1-2025

Mustafa Rawji met Rawbank au cœur du développement des talents africains

Le 4 octobre dernier, à Paris, Mustafa Rawji, Directeur général de Rawbank, participait à Africa Day, événement phare dédié au leadership africain, à la coopération économique et à la promotion des talents du continent. Quelques jours plus tard, il lançait à Kinshasa la sixième promotion du programme RawTalents, illustrant la stratégie de la banque : investir dans la jeunesse comme moteur de transformation du secteur bancaire et du développement économique national.

Depuis plusieurs années, Rawbank dépasse le rôle classique d’acteur financier. Elle se positionne comme une institution citoyenne, engagée dans la formation et l’épanouissement des jeunes talents congolais. À travers RawTalents, la banque propose une formation complète alliant immersion bancaire, leadership, innovation et culture de la performance, offrant aux jeunes les outils pour contribuer à la modernisation du secteur bancaire.

La participation de Mustafa Rawji et d’autres dirigeants de Rawbank à Africa Day Paris reflète cette vision internationale. Ils y ont réaffirmé le rôle du secteur privé africain dans la construction d’un futur commun, fondé sur l’éducation, la créativité et la responsabilité sociale. Rawbank y est apparue comme un modèle de banque panafricaine, faisant de l’autonomisation des jeunes un axe stratégique de développement durable.

Sous la direction de Mustafa Rawji, la banque s’est transformée en organisation moderne, agile et responsable. Son leadership conjugue performance économique et impact social, tout en promouvant une culture d’excellence, d’innovation et d’intégrité.

Le lancement de la sixième promotion de RawTalents confirme cet engagement. La banque investit non seulement dans les compétences, mais aussi dans les trajectoires professionnelles des jeunes, futurs bâtisseurs du système financier congolais et africain. En plaçant la jeunesse au cœur de sa stratégie, Rawbank démontre que progrès économique et développement humain vont de pair.

Une étude menée en juin par Banque.CD et Management Times auprès de 1 283 étudiants et jeunes diplômés congolais révèle que 38 % rêvent de travailler à Rawbank, devant EquityBCDC, TMB et FirstBank RDC. Les facteurs déterminants ? Programmes de formation et de mentorat de qualité, engagement social, environnement de travail sain et culture d’entreprise performante.

Ces éléments renforcent la marque employeur de Rawbank, qui attire et fidélise les meilleurs talents. Depuis toujours, la banque projette une image d’excellence et de professionnalisme, perceptible non seulement dans ses services, mais aussi dans la rigueur et la prestance de ses équipes, jusque dans les entretiens et la manière dont ses agents incarnent la culture de l’entreprise.

Wave, l’ambitieuse start-up sénégalaise qui bouscule le marché du mobile money

En moins de cinq ans, Wave est passée du statut de start-up audacieuse à celui de licorne africaine. Fondée en 2018 par Drew Durbin et Lincoln Quirk, la fintech a choisi une mission ambitieuse : rendre l’argent mobile accessible à tous et transformer le paysage financier en Afrique de l’Ouest.

La clé de son succès repose sur une stratégie multifacette. D’abord, Wave mise sur l’inclusion financière. L’entreprise propose des dépôts, retraits et paiements de factures gratuits, et ne facture que 1 % sur les transferts d’argent. Cette politique tarifaire agressive, combinée à une transparence totale, attire rapidement les utilisateurs non bancarisés et constitue un différenciateur majeur face aux acteurs traditionnels.

La fintech mise également sur l’innovation technologique. Ses applications mobiles sont légères, intuitives et sécurisées, compatibles avec les téléphones basiques et les smartphones. Wave développe en parallèle des outils de suivi et d’analyse des transactions, permettant d’améliorer continuellement l’expérience utilisateur et de détecter les opportunités de marché.

Un autre pilier de sa stratégie est l’implantation locale et le marketing terrain. Wave forme un réseau d’agents locaux, qui accompagnent l’adoption du mobile money et servent de relais pour l’éducation financière. Chaque marché est étudié avant le lancement, et la fintech adapte son offre aux habitudes locales de paiement, à la régulation bancaire et aux infrastructures disponibles. Cette approche étape par étape assure un déploiement solide et durable.

Wave ne néglige pas la croissance et le financement stratégique. Avec plus de 200 millions de dollars levés en capital-risque et un financement par emprunt récent de 137 millions de dollars, l’entreprise dispose des ressources pour accélérer son expansion, investir dans la technologie et renforcer son réseau d’agents. Cette stratégie financière lui permet de combiner rapidité d’expansion et solidité opérationnelle.

Wave applique une stratégie de différenciation par l’expérience client. L’entreprise se positionne non seulement comme un service de paiement, mais comme une solution intégrée d’inclusion financière, adaptée aux besoins des particuliers et des petites entreprises. Cette approche crée une fidélisation forte et une barrière à l’entrée pour les concurrents.

Publication : Note de conjoncture sur l’appréciation du franc congolais

Depuis quelques semaines, le franc congolais connaît une appréciation face au dollar, soutenue par les interventions stratégiques de la Banque centrale du Congo, en coordination avec le gouvernement.

Demain, mercredi 8 octobre 2025, Management Times Review, en collaboration avec Banque.CD publiera une note de conjoncture qui analyse :

🔴 La dollarisation historique de l’économie congolaise et les initiatives récentes de la BCC.
🔴 L’évolution récente du taux de change, de l’inflation, des réserves de change et des mesures de politique monétaire.
🔴 Les leviers et limites de la stabilisation du franc congolais.
🔴 Les conditions nécessaires pour une dédollarisation durable.

💡 Une lecture essentielle pour comprendre les dynamiques monétaires en RDC et anticiper l’avenir du franc congolais.