PAUL poursuit son expansion avec une nouvelle adresse à Kinshasa

La famille des grandes enseignes internationales présentes à Kinshasa s’agrandit. La célèbre maison PAUL, symbole du savoir-faire boulanger français depuis plus d’un siècle, vient d’ouvrir un nouveau point de vente sur le boulevard du 30 Juin, à l’arrêt Express, en face d’EquityBCDC. Une implantation stratégique au cœur du centre ville de Kinshasa.

Cette ouverture illustre la volonté de PAUL de se rapprocher davantage de sa clientèle kinoise, en offrant un espace où se mêlent authenticité, élégance et convivialité. Que l’on vienne pour un café matinal, un croissant croustillant, un déjeuner sur le pouce ou une pause sucrée dans l’après-midi, le nouveau point PAUL promet une expérience fidèle à la tradition française : celle du goût, du temps et du plaisir.

Mais cette ouverture ne se résume pas à une simple expansion commerciale. Elle s’inscrit dans une histoire de marque qui traverse les époques. Fondée en 1889 à Lille, la maison PAUL est née d’une petite boulangerie familiale tenue par la famille Holder. En plus d’un siècle, elle a su préserver son âme artisanale tout en devenant un ambassadeur mondial de la culture gastronomique française, aujourd’hui présente dans plus de 50 pays.

De Casablanca à Abidjan, de Douala à Dakar, PAUL a su s’imposer comme un repère de qualité et de raffinement, en adaptant subtilement son offre à chaque marché local. L’ouverture de ce nouveau point à Kinshasa vient ainsi confirmer l’importance stratégique que représente l’Afrique dans la croissance du groupe.

Au-delà du pain et des pâtisseries, PAUL incarne une philosophie de vie : celle de l’excellence dans la simplicité, du plaisir du quotidien, du respect du temps et des gestes du métier. C’est cette philosophie qui séduit aujourd’hui une clientèle urbaine, exigeante et connectée, en quête d’expériences culinaires de qualité.

En s’installant sur le boulevard du 30 Juin, PAUL fait bien plus qu’ouvrir une boulangerie. Il introduit un art de vivre au cœur d’une ville en pleine effervescence, où se côtoient banquiers, entrepreneurs, étudiants et voyageurs.

Management Times RDC – Spéciale 16 pages | Novembre

Un numéro exceptionnel, riche en enquêtes et en analyses exclusives sur les grands défis économiques et managériaux du moment en RDC 🇨🇩.

À découvrir :

🔴 Les 100 premiers jours d’André Wameso à la tête de la Banque Centrale du Congo
🔴 Croissance économique vs Bien-être : Les indicateurs à analyser
🔴 Ce que les Kinois pensent de l’appréciation du franc congolais
🔴 Pourquoi certains pays africains émergent mais d’autres stagnent encore ?
🔴 38 % de jeunes étudiants kinois rêvent de travailler à la Rawbank
🔴 TOP DE 10 JEUNES AVOCATS CONGOLAIS D’AVENIR

📅 Rendez-vous en novembre pour ce numéro spécial à ne pas manquer.

Le dilemme du lapin négociateur : Quand le client négocie trop

Imaginez deux lapins face à face, chacun évaluant l’autre, prêt à défendre sa part de carotte. Cette image, bien que légère, capture l’essence de nombreuses négociations commerciales. Dans les salles de réunion, sur WhatsApp ou par visioconférence, les échanges entre vendeur et client ressemblent souvent à une partie d’échecs silencieuse.

La tentation de céder pour conclure est grande. Pourtant, chaque concession excessive fragilise la perception de votre valeur, affaiblit votre positionnement et compromet la rentabilité à long terme de votre entreprise. Comme le rappelle Chris Voss, ancien négociateur du FBI et auteur de Never Split the Difference, « céder trop vite, c’est perdre le contrôle du cadre de la négociation ».

Alors, comment maintenir un équilibre entre satisfaction client et préservation des marges ? Comment s’assurer que, quand le client négocie trop, vous ne perdez ni la vente, ni la valeur de votre offre ? Les approches inspirées de Forbes et du Harvard Negotiation Project offrent des pistes concrètes pour y parvenir.

Comprendre les motifs profonds de la négociation client

La première étape d’une négociation efficace est la compréhension. Pourquoi le client négocie-t-il ? Derrière chaque demande de réduction se cache une logique spécifique.

Le client “Bargainer” Culturel : Dans certaines cultures d’affaires notamment africaines ou moyen-orientales  la négociation est un rituel social. Ne pas négocier peut être perçu comme un manque d’intérêt ou un signe d’arrogance.

La Pression sur les Coûts : Certains clients subissent des contraintes budgétaires internes. Ils sont évalués sur leur capacité à “faire mieux avec moins”. Dans ce cas, la discussion ne porte pas sur la valeur perçue, mais sur la capacité à rentrer dans un budget figé.

Le test de la Valeur : Le client veut simplement s’assurer que le prix est justifié. Il teste votre confiance en votre propre offre. Si vous baissez trop vite, vous lui confirmez que votre produit était surévalué.

L’effet d’Ancrage : En proposant un prix bas, le client tente d’imposer un point de départ psychologique autour duquel la négociation va graviter. C’est une tactique classique.

Action : pratiquer l’écoute active et le questionnement stratégique.


Au lieu de réagir immédiatement à une demande de réduction, posez des questions ouvertes :
– « Qu’est-ce qui vous semble trop élevé dans ce tarif ? »
– « Si nous trouvions un moyen d’optimiser la valeur, sans toucher au prix, cela vous conviendrait-il ? »

Comme le rappellent Fisher et Ury (Getting to Yes), comprendre les intérêts derrière les positions est la clé d’une négociation gagnant-gagnant.

2. Redéfinir la Valeur au-delà du Prix

L’erreur la plus fréquente est de réduire la négociation à une question de chiffres. Le prix n’est qu’une traduction chiffrée de la valeur perçue, pas son essence.

Différenciation et Bénéfices Uniques : Rappelez au client ce qui rend votre offre incomparable. Peut-être s’agit-il d’un service après-vente exceptionnel, d’une technologie exclusive ou d’un accompagnement personnalisé. Dans l’image des lapins, c’est comme si l’un offrait une carotte bio et l’autre une carotte standard.

Le Coût Total de Possession (TCO) : Montrez que votre solution, même plus chère à court terme, coûte moins cher sur la durée. Une maintenance plus simple, une durée de vie supérieure, une efficacité accrue peuvent justifier une différence de prix.

La Personnalisation : Mettez en avant la valeur de l’adaptation. Ce que vous offrez est unique, conçu pour répondre précisément à ses besoins. La personnalisation crée une barrière invisible mais puissante contre la comparaison purement tarifaire.

 Action : préparer des arguments de valeur tangibles.
Avant chaque négociation, listez trois à cinq points de différenciation majeurs, appuyés par des preuves : études de cas, témoignages clients, résultats mesurables. Dans les marchés africains, la preuve sociale et la confiance jouent souvent un rôle plus fort que la seule logique de prix.

3. Les Leviers de Négociation Sans Réduire le Prix

Quand le prix devient une ligne rouge, d’autres variables peuvent entrer dans le jeu. Les meilleurs négociateurs ne concèdent pas, ils échangent.

Conditions de Paiement : Offrir un échéancier ou un paiement fractionné peut soulager le client sans affecter votre prix facial.

Volume et Durée : Si le client s’engage sur une quantité plus importante ou un contrat à long terme, une concession marginale devient un levier de fidélisation.

Fonctionnalités et Services : Retirer certaines options “non essentielles” pour rester dans le budget permet de garder la maîtrise de la perception de la valeur.

Garanties et Support : Un service premium ou une extension de garantie peuvent renforcer la satisfaction du client sans toucher au prix.

Action : créer un menu de concessions ou “trade-offs stratégiques”.
Identifiez à l’avance les variables que vous pouvez ajuster. N’offrez rien sans contrepartie. Chaque “oui” doit être conditionné à un “si”.

Exemple :

«Nous pouvons envisager cette remise si le contrat est signé avant la fin du trimestre. »
« Je peux prolonger la garantie de six mois si vous augmentez légèrement le volume. »

Ces échanges équilibrés construisent la perception d’un partenariat mature et professionnel.

4. La psychologie de la concession

La manière dont vous concédez est souvent plus importante que la concession elle-même.

Ne jamais concéder en premier : Laissez le client poser sa demande. Cela révèle son seuil psychologique.

Faire des concessions progressives : Chaque pas doit être mesuré, réfléchi et conditionné. Une concession donnée sans explication perd toute valeur symbolique.

Conditionner les concessions : “Je peux envisager X si vous êtes prêt à Y.” Cette technique renforce le respect mutuel et installe une dynamique d’équilibre.

Savoir dire non, élégamment : Refuser n’est pas fermer la porte. C’est parfois affirmer la solidité de votre offre.

Exemple :


« Descendre à ce prix compromettrait la qualité du service que nous nous engageons à vous offrir. Mais je peux ajuster la configuration pour rester dans votre budget. »

Gérer les émotions : Comme le note Aurélien Colson (ESSEC IRENÉ), “la négociation est un espace de rationalité limitée, gouverné par les émotions.” Rester calme, empathique et confiant envoie un signal fort : vous maîtrisez votre offre et la situation.

 Action : pratiquer le “donner-gagner”.


Chaque concession doit renforcer la relation, pas la fragiliser. Vous ne cédez pas, vous co-construisez.

La négociation n’est pas une simple bataille de prix, c’est un exercice de création de valeur partagée. Les entreprises qui réussissent en RDC sont celles qui savent écouter attentivement, défendre fermement leur valeur et transformer chaque demande de concession en opportunité stratégique.

Comme les deux lapins qui trouvent un terrain d’entente pour partager la carotte, l’objectif n’est pas de “vaincre”, mais de construire un accord durable et équilibré, où chaque partie se sent gagnante et respectée.

Vodacom leader, Africell se démarque sur l’Internet mobile

Au premier trimestre de 2025, Vodacom a consolidé sa position de leader du marché congolais des télécommunications avec 23,5 millions d’abonnements, en hausse de 2,27 % par rapport à l’an dernier. Cette performance témoigne de sa capacité à fidéliser sa clientèle dans un marché concurrentiel et à maintenir des services attractifs.

Airtel reste solidement à la deuxième place avec près de 19 millions d’abonnés (+1,74 %), tandis qu’Orange subit un recul de -6,58 %, reflétant les choix des consommateurs vers des offres offrant un meilleur rapport qualité/prix et une connectivité plus fiable.

Africell, quatrième acteur du marché, progresse légèrement avec 3,86 millions d’abonnements (+1,93 %), mais marque surtout sa performance sur l’Internet mobile. Le trimestre a enregistré 706 000 nouveaux abonnés Internet (+2,14 %), principalement portés par Africell (+37,22 %), alors que Vodacom et Orange perdent plus de 101 000 abonnés Internet combinés. Ce mouvement souligne l’importance stratégique de la qualité du service data dans la fidélisation des clients.

Vodacom demeure le leader incontesté, mais Africell démontre qu’une stratégie axée sur l’Internet mobile peut lui permettre de gagner des parts de marché. Il reste cependant prématuré de tirer des conclusions définitives sur l’évolution du marché en 2025 : nous attendons la publication des rapports des trimestres suivants pour mieux comprendre les tendances et confirmer ces dynamiques.

🔴 Source : ARPTC / Observatoire du marché de la téléphonie mobile T1-2025

Mustafa Rawji met Rawbank au cœur du développement des talents africains

Le 4 octobre dernier, à Paris, Mustafa Rawji, Directeur général de Rawbank, participait à Africa Day, événement phare dédié au leadership africain, à la coopération économique et à la promotion des talents du continent. Quelques jours plus tard, il lançait à Kinshasa la sixième promotion du programme RawTalents, illustrant la stratégie de la banque : investir dans la jeunesse comme moteur de transformation du secteur bancaire et du développement économique national.

Depuis plusieurs années, Rawbank dépasse le rôle classique d’acteur financier. Elle se positionne comme une institution citoyenne, engagée dans la formation et l’épanouissement des jeunes talents congolais. À travers RawTalents, la banque propose une formation complète alliant immersion bancaire, leadership, innovation et culture de la performance, offrant aux jeunes les outils pour contribuer à la modernisation du secteur bancaire.

La participation de Mustafa Rawji et d’autres dirigeants de Rawbank à Africa Day Paris reflète cette vision internationale. Ils y ont réaffirmé le rôle du secteur privé africain dans la construction d’un futur commun, fondé sur l’éducation, la créativité et la responsabilité sociale. Rawbank y est apparue comme un modèle de banque panafricaine, faisant de l’autonomisation des jeunes un axe stratégique de développement durable.

Sous la direction de Mustafa Rawji, la banque s’est transformée en organisation moderne, agile et responsable. Son leadership conjugue performance économique et impact social, tout en promouvant une culture d’excellence, d’innovation et d’intégrité.

Le lancement de la sixième promotion de RawTalents confirme cet engagement. La banque investit non seulement dans les compétences, mais aussi dans les trajectoires professionnelles des jeunes, futurs bâtisseurs du système financier congolais et africain. En plaçant la jeunesse au cœur de sa stratégie, Rawbank démontre que progrès économique et développement humain vont de pair.

Une étude menée en juin par Banque.CD et Management Times auprès de 1 283 étudiants et jeunes diplômés congolais révèle que 38 % rêvent de travailler à Rawbank, devant EquityBCDC, TMB et FirstBank RDC. Les facteurs déterminants ? Programmes de formation et de mentorat de qualité, engagement social, environnement de travail sain et culture d’entreprise performante.

Ces éléments renforcent la marque employeur de Rawbank, qui attire et fidélise les meilleurs talents. Depuis toujours, la banque projette une image d’excellence et de professionnalisme, perceptible non seulement dans ses services, mais aussi dans la rigueur et la prestance de ses équipes, jusque dans les entretiens et la manière dont ses agents incarnent la culture de l’entreprise.

Wave, l’ambitieuse start-up sénégalaise qui bouscule le marché du mobile money

En moins de cinq ans, Wave est passée du statut de start-up audacieuse à celui de licorne africaine. Fondée en 2018 par Drew Durbin et Lincoln Quirk, la fintech a choisi une mission ambitieuse : rendre l’argent mobile accessible à tous et transformer le paysage financier en Afrique de l’Ouest.

La clé de son succès repose sur une stratégie multifacette. D’abord, Wave mise sur l’inclusion financière. L’entreprise propose des dépôts, retraits et paiements de factures gratuits, et ne facture que 1 % sur les transferts d’argent. Cette politique tarifaire agressive, combinée à une transparence totale, attire rapidement les utilisateurs non bancarisés et constitue un différenciateur majeur face aux acteurs traditionnels.

La fintech mise également sur l’innovation technologique. Ses applications mobiles sont légères, intuitives et sécurisées, compatibles avec les téléphones basiques et les smartphones. Wave développe en parallèle des outils de suivi et d’analyse des transactions, permettant d’améliorer continuellement l’expérience utilisateur et de détecter les opportunités de marché.

Un autre pilier de sa stratégie est l’implantation locale et le marketing terrain. Wave forme un réseau d’agents locaux, qui accompagnent l’adoption du mobile money et servent de relais pour l’éducation financière. Chaque marché est étudié avant le lancement, et la fintech adapte son offre aux habitudes locales de paiement, à la régulation bancaire et aux infrastructures disponibles. Cette approche étape par étape assure un déploiement solide et durable.

Wave ne néglige pas la croissance et le financement stratégique. Avec plus de 200 millions de dollars levés en capital-risque et un financement par emprunt récent de 137 millions de dollars, l’entreprise dispose des ressources pour accélérer son expansion, investir dans la technologie et renforcer son réseau d’agents. Cette stratégie financière lui permet de combiner rapidité d’expansion et solidité opérationnelle.

Wave applique une stratégie de différenciation par l’expérience client. L’entreprise se positionne non seulement comme un service de paiement, mais comme une solution intégrée d’inclusion financière, adaptée aux besoins des particuliers et des petites entreprises. Cette approche crée une fidélisation forte et une barrière à l’entrée pour les concurrents.

Publication : Note de conjoncture sur l’appréciation du franc congolais

Depuis quelques semaines, le franc congolais connaît une appréciation face au dollar, soutenue par les interventions stratégiques de la Banque centrale du Congo, en coordination avec le gouvernement.

Demain, mercredi 8 octobre 2025, Management Times Review, en collaboration avec Banque.CD publiera une note de conjoncture qui analyse :

🔴 La dollarisation historique de l’économie congolaise et les initiatives récentes de la BCC.
🔴 L’évolution récente du taux de change, de l’inflation, des réserves de change et des mesures de politique monétaire.
🔴 Les leviers et limites de la stabilisation du franc congolais.
🔴 Les conditions nécessaires pour une dédollarisation durable.

💡 Une lecture essentielle pour comprendre les dynamiques monétaires en RDC et anticiper l’avenir du franc congolais.

Comment le Grand Barrage de la Renaissance pourrait faire de l’Éthiopie le hub énergétique de l’Afrique

Une révolution énergétique nationale

Le Grand Barrage de la Renaissance (GERD), érigé sur le Nil Bleu, avec une capacité installée de 6 450 MW et un investissement estimé à près de 5 milliards de dollars, dépasse le simple cadre d’un ouvrage hydraulique. Il représente le moteur de la transformation économique de l’Éthiopie, capable de tripler la production nationale d’électricité et de répondre à une demande énergétique croissante. Le GERD alimente non seulement les villes et les industries, mais aussi les zones rurales longtemps privées d’énergie, améliorant l’accès aux hôpitaux, aux écoles et aux technologies numériques. Cette fiabilité énergétique crée un environnement favorable aux investissements, à l’implantation d’usines et au développement des secteurs innovants. Pour un pays où moins de 200 kWh par habitant étaient disponibles, le GERD symbolise une étape majeure vers l’industrialisation et la modernisation, tout en offrant une plateforme pour le développement des services numériques, de l’agro-industrie et de la transformation locale des matières premières.

Impact régional et modèle de souveraineté

Au-delà de ses effets domestiques, le GERD positionne l’Éthiopie comme un exportateur net d’électricité vers le Soudan, le Kenya et Djibouti, avec des revenus potentiels de plusieurs centaines de millions de dollars par an, créant un levier économique et diplomatique puissant. Le financement du projet a été principalement assuré par des ressources internes : 91 % du coût total a été couvert par des prêts nationaux via la Commercial Bank of Ethiopia, et le reste par des contributions publiques, y compris de la diaspora éthiopienne, illustrant un modèle de souveraineté énergétique et de résilience face à la réticence des investisseurs internationaux. La gouvernance du GERD, supervisée par Ethiopian Electric Power (EEP) et le gouvernement éthiopien, a permis de maintenir un contrôle stratégique rigoureux, mobilisant plus de 25 000 travailleurs et combinant expertise locale et internationale. Cette approche démontre comment un État africain peut concevoir et exécuter un projet d’infrastructure majeur tout en gardant la main sur ses ressources stratégiques, inspirant d’autres pays du continent à développer leurs propres ambitions énergétiques.

Enjeux sectoriels, géopolitiques et inspiration continentale

Le GERD a des répercussions bien au-delà du secteur électrique. En régulant le débit du Nil, il améliore la sécurité hydraulique, réduit les risques d’inondations et soutient l’agriculture irriguée, tout en renforçant l’industrie et le secteur minier grâce à un accès fiable et bon marché à l’énergie. Dans le domaine des nouvelles technologies, les start-ups et initiatives locales bénéficient d’une base énergétique stable pour innover. Cependant, le projet est au cœur de tensions géopolitiques : l’Égypte et le Soudan, dépendants du Nil pour leur approvisionnement en eau, craignent une réduction du débit et un impact sur leurs infrastructures agricoles et hydrauliques.

Ces enjeux exigent une diplomatie régionale active et une gestion prudente pour transformer ce qui pourrait être une source de conflit en un levier de coopération. Plus largement, le GERD constitue un modèle inspirant pour l’Afrique. Il démontre qu’une combinaison de vision stratégique, de leadership politique, de mobilisation des ressources locales et de gouvernance rigoureuse peut transformer une nation, stimuler l’économie, renforcer l’influence régionale et servir d’exemple tangible de souveraineté énergétique et de développement durable sur le continent. D’autres États africains confrontés à des défis similaires en matière d’énergie et de développement industriel peuvent s’en inspirer pour concevoir des projets ambitieux, mobiliser leurs ressources et bâtir leur futur énergétique et économique.

Management Times RDC

Entre excellence privée et défis publics: les probables défis de Célestin Mukeba à la tête de la CADECO

Célestin Mukeba Muntuabu est un dirigeant congolais ayant marqué le secteur bancaire par son excellence et sa vision stratégique. De ProCredit Bank, où il a été Directeur Général Adjoint puis Directeur Général, à Equity et EquityBCDC après la fusion, il a multiplié par 30 la valeur des actifs des institutions qu’il a dirigées, bancarisé plus de 1,8 million de clients et porté la profitabilité nette de quelques millions à plus de 100 millions de dollars. Diplômé de l’Université Protestante au Congo et formé en gestion bancaire en Allemagne, il est également ancien de la Harvard Business School, où il a été le meilleur étudiant de sa promotion AMP 2022. Son leadership a permis de transformer les banques, renforcer la confiance des clients, développer l’inclusion financière et générer un impact économique et social durable.

Le 23 juillet 2025, Célestin Mukeba a été nommé Directeur Général de la CADECO (Caisse Générale d’Épargne du Congo). Cette institution publique, créée par l’ordonnance-loi n°72-205 du 19 mai 1972 et fonctionnant sous la tutelle du Ministère du Portefeuille, occupe une position stratégique dans le financement de l’économie nationale. Identifiée au numéro national 1124M, la CADECO possède un caractère hybride : elle est à la fois caisse d’épargne unique de l’État et banque populaire, destinée à soutenir les familles et les petites entreprises.

Sa mission est triple : économique, sociale et éducative. La CADECO doit collecter l’épargne des personnes physiques et morales et encourager cette pratique au sein de la population, promouvoir l’accès à l’épargne sur tout le territoire national, drainer les fonds collectés vers le financement du développement social et économique, octroyer des crédits pour l’habitat et aux petites et moyennes entreprises, réaliser toutes les opérations bancaires classiques et assister les régies financières dans la mobilisation des recettes publiques.

Le passage de Mukeba du secteur privé au secteur public pose cependant une question centrale : pourra-t-il reproduire dans le contexte public les performances exceptionnelles qu’il a connues dans le privé ? Selon la théorie de la contingence organisationnelle (Fiedler, 1964 ; Lawrence & Lorsch, 1967), le leadership efficace dépend de l’adéquation entre les caractéristiques du dirigeant, la structure organisationnelle et l’environnement externe. Dans le secteur public, marqué par des contraintes réglementaires, des procédures administratives complexes et des exigences accrues de transparence et de gouvernance (Mintzberg, 1979 ; Drucker, 1999), Mukeba devra adapter son style de management et ses processus décisionnels tout en capitalisant sur son expérience du privé.

La réussite d’une institution, qu’elle soit privée ou publique, repose sur plusieurs ressources : compétences managériales, organisationnelles et techniques, moyens financiers, soutien institutionnel et environnement favorable. Dans le contexte de la CADECO, s’ajoutent également des contraintes politiques et des pressions externes plus importantes.

En mobilisant les principes de la gestion stratégique et de l’innovation organisationnelle, Mukeba devra renforcer la capacité institutionnelle de la CADECO, développer la digitalisation des services, améliorer l’efficacité opérationnelle et instaurer une culture de performance et de transparence. Son parcours démontre cependant qu’il possède les atouts nécessaires pour relever ce double défi : transformer la CADECO en une institution performante et innovante tout en respectant ses missions sociales et éducatives. Son leadership, sa vision stratégique et sa capacité à générer des résultats concrets font de lui l’acteur capable de conduire cette transformation avec succès.

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Mélissa Sharufa, de nouveau au front dans la lutte contre le cancer

Dans la vie, certains événements bouleversent notre trajectoire de manière irréversible. La perte d’un proche, la maladie ou les épreuves personnelles agissent comme des chocs profonds qui redéfinissent nos priorités, influencent nos attitudes et forgent souvent notre caractère. Pour certains, ces blessures deviennent des freins difficiles à surmonter. Pour d’autres, elles se transforment en moteurs d’action, déclenchant une force insoupçonnée et une détermination à impacter le monde autour d’eux. C’est dans cette seconde catégorie que s’inscrit Mélissa Sharufa.

Quand le cancer a emporté brutalement ses proches, elle a refusé de rester spectatrice. « J’ai une histoire intime avec le cancer. Ce combat, je l’ai entamé après qu’il a brutalement emporté mes proches, transformant ma douleur en une détermination sans faille », confie-t-elle. Ce moment tragique fut le déclencheur d’un engagement sans compromis, qui allait la conduire à devenir l’une des figures les plus actives de la lutte contre cette maladie en République Démocratique du Congo.

En 2017, elle fonde la Fondation Bomoko, du mot lingala signifiant unité, avec une ambition claire : rassembler les communautés pour combattre le cancer. Sous sa direction, l’organisation va bien au-delà de la sensibilisation. Elle prend en charge les frais médicaux de patients vulnérables, offre un accompagnement psychologique aux familles et projette la construction d’un centre d’oncologie à Kinshasa, destiné à fournir diagnostics et traitements de pointe.

Mélissa combine vision stratégique et action de terrain. Ses campagnes de prévention et d’éducation ciblent les écoles, les marchés, les entreprises et les églises. Ses initiatives communautaires, comme « Bomoko redonne le sourire », mobilisent à la fois la société civile et les partenaires privés. Chaque programme est conçu pour créer un impact durable : informer, soutenir et sauver des vies.

Son histoire s’inscrit dans une tradition mondiale de leaders et de visionnaires qui ont transformé leurs douleurs personnelles en causes universelles. À l’instar d’Oprah Winfrey, qui a bâti son empire sur la résilience et l’autonomisation après une enfance marquée par la violence ; d’Angelina Jolie, qui a utilisé sa propre expérience familiale avec le cancer pour sensibiliser aux soins préventifs des femmes ; de Malala Yousafzai, qui a fait d’une attaque brutale un plaidoyer global pour l’éducation des filles ; ou encore de Sheryl Sandberg, qui a fait de la perte soudaine de son mari un combat pour la résilience et le soutien aux familles endeuillées.

Comme ces figures internationales, Mélissa Sharufa démontre que le leadership authentique naît souvent des épreuves les plus sombres. Son combat n’est pas seulement personnel, il est collectif et porteur d’une vision : celle d’une RDC plus informée, plus solidaire et mieux préparée face au cancer.

Management Times RDC salue ce parcours et s’associe à cette cause. Le magazine s’engage à sensibiliser sur l’importance du dépistage précoce, à mettre en avant les initiatives qui sauvent des vies et à encourager un dialogue national sur la prévention et la prise en charge.

 Parce que les histoires les plus puissantes
sont celles qui transforment la douleur en espoir
et inspirent des sociétés entières à changer;

Parce que les cicatrices les plus profondes
deviennent parfois les plus grandes sources de lumière;

Parce que de chaque épreuve
peut naître une force nouvelle
qui dépasse l’individu et touche la communauté;

Bon retour dans la lutte chère Madame Mélissa et que vos actions sauvent plus de vie