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Le Dr Athom’s Mbuma lance MAESTRO : un nouveau modèle de leadership

En octobre 2026, à Abidjan, le Dr Athom’s Mbuma organise une conférence baptisée MAESTRO. Des cadres, des entrepreneurs et des professionnels d’entreprise prennent part à cette rencontre consacrée au leadership. L’événement rassemble des participants venus échanger sur les pratiques de direction et le développement des compétences.

Quelques semaines plus tard, le projet prend une autre signification. Dans une publication adressée à sa communauté, Athom’s Mbuma annonce le lancement de MAESTRO comme une initiative dédiée au leadership. Son ambition : proposer une autre lecture du rôle des responsables dans les organisations.

Cette annonce intervient alors que les entreprises africaines cherchent à renforcer leurs capacités managériales. La qualité de l’encadrement touche directement à la performance des équipes, à la transmission des compétences et à la préparation des futurs dirigeants.

Un profil entrepreneurial

Athom’s Mbuma est une personnalité connue dans le milieu évangélique congolais. Pasteur, il exerce depuis plusieurs années des responsabilités au sein de communautés religieuses en République démocratique du Congo et à l’international.

Son parcours dépasse le cadre pastoral. Congolais de la RDC, il est titulaire d’une licence en Business Administration obtenue à Leadership Academia University (LAU), à Kinshasa. Il détient deux doctorats : un Doctorat en Ministère (Doctor of Ministry), obtenu en juillet 2021, et un Doctorat en Leadership en Éducation Chrétienne, obtenu en juin 2024.

Dans le secteur privé, il a fondé The Best Group (TBG), une entreprise spécialisée dans la communication. Cette structure accompagne les organisations dans leurs activités de communication et intervient dans la formation des jeunes professionnels.

Son parcours comprend aussi une activité de conférencier et de coach. Il détient une certification en Public Speaking délivrée par The John C. Maxwell Team.

La musique fait partie de son itinéraire. Ses années d’études à l’Institut National des Arts (INA) ont nourri une conception du leadership qu’il reprend aujourd’hui dans MAESTRO.

Le dirigeant comme chef d’orchestre

Le nom MAESTRO vient de cette expérience musicale. Dans son message de présentation, Athom’s Mbuma revient sur un terme utilisé entre étudiants à l’INA. Il en fait aujourd’hui le point de départ d’une réflexion sur la direction des équipes.

L’image de l’orchestre structure son raisonnement. Chaque musicien maîtrise son instrument. Le chef d’orchestre organise l’interprétation et veille à la cohérence de l’ensemble.

Athom’s Mbuma résume cette conception par une formule : « Le Maestro n’est pas celui qui joue de tous les instruments. C’est celui qui sait les faire jouer ensemble. »

Appliquée à l’entreprise, cette comparaison interroge la place du dirigeant. Celui-ci doit-il concentrer l’expertise et la décision ? Ou doit-il créer les conditions permettant aux collaborateurs de prendre leur part dans les résultats ?

MAESTRO défend la seconde approche. Son promoteur estime que la qualité d’un responsable se mesure aussi à sa capacité à développer les compétences de son entourage.

Dans sa publication, il critique la confusion entre popularité et leadership, autorité et domination, visibilité et légitimité. Il pose une question directe : combien de personnes qui souhaitent être suivies sont prêtes à contribuer au développement des autres ?

Une question de management

Cette réflexion trouve un écho dans les pratiques des entreprises. La croissance d’une organisation dépend aussi de sa capacité à développer ses cadres et à préparer les relais managériaux.

Dans plusieurs structures, la concentration des décisions entre les mains de quelques responsables limite les possibilités d’initiative. Les collaborateurs disposent parfois de compétences qui restent peu exploitées. Le problème concerne autant les entreprises privées que les institutions publiques.

Le modèle défendu par MAESTRO invite les dirigeants à revoir leur rapport à l’autorité et à la délégation. Il met l’accent sur le développement des personnes et leur contribution aux objectifs de l’organisation.

Cette approche pose une question de performance. Une équipe progresse-t-elle lorsque son responsable prend toutes les décisions ? Ou lorsque ses membres disposent des compétences et de l’autonomie nécessaires pour agir ?

La réponse dépend des organisations, de leur culture et de leur mode de gouvernance. Cette interrogation mérite une place dans les discussions sur le management en Afrique.

Quel format pour MAESTRO ?

Une question reste ouverte : comment MAESTRO entend-il concrètement fonctionner ? S’agira-t-il d’une école de leadership, d’un cycle de conférences, d’un programme de formation destiné aux entreprises ou d’un dispositif d’accompagnement des dirigeants ? Le projet pourrait aussi combiner plusieurs de ces formats.

À ce stade, son initiateur n’a pas encore détaillé son organisation, ses modalités d’accès ni son offre de services. Les prochaines communications permettront d’en savoir davantage. Le public attend de découvrir ce qui se cache derrière cette initiative et comment elle entend traduire ses principes en actions concrètes.

Le choix du nom MAESTRO renvoie directement à l’univers musical d’Athom’s Mbuma. Le terme désigne le chef d’orchestre, celui qui coordonne les musiciens autour d’une même partition. Cette référence donne au projet son identité et résume la conception du leadership que son initiateur souhaite défendre.

La conférence d’Abidjan a marqué une première étape publique. La présentation du projet ouvre une nouvelle séquence : celle de sa structuration et de son déploiement.

Reste à savoir quelle forme prendra MAESTRO et quelle place il entend occuper sur le marché de la formation et de l’accompagnement des dirigeants en Afrique.


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