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Djimhoti Djerassem, la fierté africaine du risk-based banking

Il y a des trajectoires qui inspirent au-delà des titres et des fonctions. Celle de Djimhoti Djerassem, Chief Risk Officer d’EquityBCDC et ancien Group Chief Risk Officer de la BDEAC, raconte l’émergence d’une expertise africaine de haut niveau dans un secteur longtemps dominé par les standards importés : la gestion intégrée des risques financiers. Son […]

Il y a des trajectoires qui inspirent au-delà des titres et des fonctions. Celle de Djimhoti Djerassem, Chief Risk Officer d’EquityBCDC et ancien Group Chief Risk Officer de la BDEAC, raconte l’émergence d’une expertise africaine de haut niveau dans un secteur longtemps dominé par les standards importés : la gestion intégrée des risques financiers.

Son parcours incarne ce que le continent produit de meilleur : des dirigeants capables de maîtriser les standards internationaux tout en comprenant l’intelligence du terrain, les dynamiques institutionnelles africaines et les réalités du business en Afrique centrale.

Au moment où le secteur bancaire congolais et africain franchit un nouveau palier , celui du risk-based banking : la figure du Chief Risk Officer n’est plus un rôle technique mais un levier de gouvernance, d’allocation stratégique du capital et même de compétitivité. À Kinshasa, Djerassem pilote une direction des risques structurée autour de six départements clés : marché, crédit, cyber, fraude, ESG, continuité. Une architecture digne des grandes banques internationales, pensée pour soutenir l’expansion, la résilience et la conformité d’EquityBCDC dans un marché en pleine mutation.

La RDC, et plus largement l’Afrique, entre dans une phase où les marges bancaires traditionnelles ne suffisent plus. Le jeu se déplace vers :

• l’optimisation du capital,
• la digitalisation,
• la conformité et la cybersécurité,
• la power-banking auprès des PME,
• la bancarisation massive,
• et la montée des exigences réglementaires.

Ce mouvement exige des profils rares : capables de dialoguer avec les régulateurs, de rassurer les investisseurs, de comprendre les dynamiques politiques locales et d’intégrer les innovations technologiques. C’est l’un des points de différenciation de Djerassem : formé à la BDEAC, confronté aux restructurations de portefeuilles, aux crédits projets, au risk appetite et au stress testing, avant de siéger dans les boards de la BCH et de la CBT. Une exposition unique à la fois commerciale et développementale, qui lui a donné l’angle complet : financement, gouvernance et transformation.

Mais la compétence ne se décrète pas  elle se construit. Et c’est sans doute l’aspect le plus révélateur : la présence de Djerassem dans les programmes exécutifs les plus exigeants au monde. Harvard Business School Executive Education pour formaliser la dimension stratégique du risk management, MIT Sloan pour intégrer l’impact de l’IA sur la stratégie d’entreprise. Deux briques qui disent quelque chose du futur bancaire africain : le croisement entre résilience financière, technologie, data et gouvernance.

L’Afrique ne manque pas de talents, elle manque d’investissements dans le talent. La question n’est plus : les Africains peuvent-ils atteindre les standards globaux ? Mais plutôt : les organisations africaines investiront-elles assez tôt pour ne pas dépendre éternellement de compétences externes ? Dans ce débat silencieux mais structurant, Djerassem apporte une preuve empirique : oui, la haute expertise financière peut se produire localement.

Pendant longtemps, l’Afrique a été pensée comme un risque. Les dirigeants de cette nouvelle génération la regardent comme une opportunité stratégique. Ils négocient avec les investisseurs internationaux sans renier les réalités du terrain. Ils siègent dans les boards, structurent les modèles bancaires, forment les cadres et démontrent que la souveraineté intellectuelle ne se construit pas dans les slogans mais dans la compétence.

Si la fierté africaine a désormais des visages contemporains, celui de Djimhoti Djerassem en fait incontestablement partie non par nationalisme, mais par excellence.

Dans l’avenir, il appartient aux jeunes Africains d’observer dans de telles trajectoires des sources d’inspiration, de discipline, d’ambition et de rigueur. Non pas pour copier un parcours, mais pour comprendre que l’excellence technique, l’intégrité professionnelle et la volonté de contribuer au bien commun peuvent devenir un modèle

Puisse ce digne fils de l’Afrique continuer à faire la fierté du continent, en démontrant que le futur financier africain se construira par le savoir, l’audace et la rigueur.

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