Skip to content

ARE : les premiers signaux d’une nouvelle dynamique — Soraya Aziz rencontre Tombola Muke de l’ENA

Quelques semaines après sa nomination à la tête de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), Madame Soraya Aziz a effectué l’une de ses premières visites institutionnelles à l’École Nationale d’Administration (ENA), dirigée par Monsieur Tombola Muke. Cette rencontre a permis aux deux responsables publics d’échanger autour d’un enjeu majeur de la gouvernance publique : la discipline de l’exécution.

L’ENA joue un rôle déterminant dans la formation et la professionnalisation des cadres supérieurs de l’État. L’institution contribue à installer au sein de l’administration une culture de gestion orientée vers les résultats, la rigueur dans les procédures et la responsabilité dans la conduite de l’action publique. L’ARE, de son côté, assure une mission stratégique de régulation du secteur de l’électricité. Elle veille à l’équilibre du marché, à la protection des consommateurs et à la création d’un cadre stable pour les investissements dans un secteur directement lié au développement économique.

Les échanges entre les deux responsables ont porté sur une question souvent identifiée comme la principale faiblesse de nombreuses administrations : la capacité à transformer les décisions en résultats concrets. Les politiques publiques sont souvent bien conçues. Les stratégies existent. La difficulté apparaît au moment de leur mise en œuvre. Sans mécanismes solides de suivi, de responsabilisation et d’évaluation, l’écart entre les décisions et les réalisations devient rapidement visible.

La littérature en sciences de gestion insiste sur cette distinction entre la formulation de la stratégie et son exécution. Larry Bossidy et Ram Charan expliquent dans leur ouvrage Execution: The Discipline of Getting Things Done que l’exécution constitue une discipline managériale à part entière. Elle repose sur la clarté des objectifs, la responsabilité des dirigeants et la mise en place de processus permettant de suivre les performances. Henry Mintzberg rappelle également que la stratégie prend réellement forme dans les actions quotidiennes des organisations et dans la manière dont les décisions sont appliquées sur le terrain.

Dans ce contexte, la rencontre entre l’ARE et l’ENA prend une dimension particulière. L’ENA agit comme un centre de formation des futurs dirigeants publics. Sous la direction de Tombola Muke, l’institution s’appuie sur des standards de gestion inspirés des normes internationales de management de la qualité. L’École Nationale d’Administration a obtenu en 2025 la certification ISO 9001, à l’issue d’un processus rigoureux de structuration des procédures, de formalisation des processus de travail et de mise en place de mécanismes d’amélioration continue.

À la tête de l’ARE, Soraya Aziz arrive avec une connaissance approfondie du secteur énergétique et des politiques de développement. Son parcours l’a conduite à travailler durant de nombreuses années sur les questions liées à l’énergie, à la gouvernance des ressources naturelles et aux partenariats dans les projets d’infrastructures. Cette expérience lui donne une compréhension directe des défis liés à l’électrification, aux investissements et à l’organisation du secteur.

La synergie entre les deux institutions peut contribuer à installer une culture administrative centrée sur la discipline de l’exécution, le suivi rigoureux des politiques publiques et l’évaluation des résultats. L’électricité demeure l’un des grands défis du développement. Une gouvernance plus efficace du secteur énergétique peut soutenir la croissance économique, renforcer l’attractivité du pays pour les investisseurs et améliorer les conditions de vie des populations.

Management Times soutient cette dynamique qui met l’accent sur la qualité de la gestion publique, la responsabilité des institutions et la recherche de résultats concrets au service des citoyens.

Partagez maintenant

Dans la même catégorie